Mon allaitement, ma bataille

Je savais que l’allaitement n’allait pas forcément de soi alors je me suis renseignée. J’ai lu des livres, écouté des podcastes, lu des témoignages… Je pensais être prête mais je ne l’étais pas et je me préparais à vivre un long combat. Je voulais allaité absolument, je savais que j’étais prête à beaucoup de chose pour y arriver. Heureusement que j’avais cette force et cette confiance qu’au bout qu’on y arriverait.

Un début difficile

Accoucher en plein 1e confinement n’est pas facile pour tout le monde. Les soignants limites les interactions et sont débordés même s’ils essayent d’être au maximum présent. Alors quand Minnie n’a pas réussi à téter personne s’en inquiète, on me dit d’extraire mon colostrum à la main et la nourrir à la seringue afin d’éviter une confusion et de mettre à mal mon allaitement. Je n’ai pas réussi à extraire manuellement par moi même alors on m’a gentillement dit que l’on ne pouvait pas venir à chaque fois que ma fille voulait manger . Certes je peux comprendre. J’ai quand même mis ma fille au sein toute la journée… Sans succès. Le soir la sage femme de garde nous a même imposé de lui donné du lait artificiel en seringue pour que la petite mange. J’étais au bout mais je voulais quand même qu’elle mange … Alors j’ai accepté. Le lendemain on m’a donné des bouts de seins et un tire-lait pour qu’elle puisse manger par elle-même. Cela a fonctionné, mais ne faisait que masquer un soucis. Je le savais. Je connaissais l’existence des freins de langue et je savais que je voulais contacter une conseillère en lactation IBCL. C’est un indispensable si vous souhaitez allaité, pour toutes questions ou conseils, n’hésitez pas !Le site de la leche League est aussi une mine d’information mais la conseillère en lactation vous fera une séance personnalisée. Dans ma maternité il y en avait une en temps normal mais pas en confinement. Au retour à la maison quand Minnie à eu deux semaines, j’ai fait un skype avait une conseillère en lactation certifiée IBCL. Elle m’a beaucoup aidé mais n’a pas vraiment pu constater ses freins restrictifs. Elle m’a donné des conseils pour limiter l’utilisation des bouts de seins. A la sortie du confinement, j’ai foncé à son cabinet, le verdict tombe, elle a bien des freins restrictifs qu’il faut couper.

Un mauvais accompagnement

Une fois le diagnostique posé, je cherche des solutions. Ma conseillère en lactation m’oriente vers le Dr Rousselet à Paris qui est une référence en la matière mais j’habite à Toulouse, cela fait loin. Elle me conseille de faire les exercices de Au sein en douceur pour assouplir les freins et la préparer à la frenectomie. Ma chiropracteur la prépare et aide Minnie avec ses tensions mais n’est pas non plus une experte en freins restrictifs… Et je ne mesure pas l’importance de cela … Si vous voulez suivre un bon retour de frenectomie je vous conseille la page instagram de Littlebunbao. Elle a fait son accompagnement avec le Dr Noella Jaronson qui est aussi une référence en frenectomie et qui exerce près de Bordeaux. Je n’ai connu son existence que bien après celle de Minnie malheureusement. Grâce au site de Mamanlune j’ai pu trouver un chiropracteur expert en frenectomie à côté de chez moi. J’ai fait la bêtise de le voir après la frenectomie et non avant… Il a pu m’aider mais je n’avais pas bien fait tout bien comme il faut du coup la frenectomie de Minnie n’a pas été optimal même si le résultat est quand même une nette amélioration. Je pensais être préparé mais je m’étais mal préparée à la frenectomie et surtout au post op qui dure environ un mois ! Avec des exercices à faire assez contraignant car ils sont à faire toutes les 3h la journée et on peut l’espacer de maximum 6h la nuit (attention ceci n’est qu’une exemple je ne suis pas une experte demandé à des professionnels formés en freins restrictifs). Il faut donc du temps et un investissement émotionnel après une frenectomie. Ma Minnie a beaucoup pleuré et ce fut de loin une période très difficile pour nous deux alors que j’ai eu la chance d’avoir mes parents à mes côtés pour presque trois semaines… J’ai beaucoup pleuré avec elle mais sachez que si vous êtes bien accompagné, cela se passera plus en douceur et moins dans l’émotion. J’ai fait le mauvais choix d’ORL et j’ai eu beaucoup de culpabilité sur ça.

La lumière au bout du tunnel

Le chiropracteur expert en freins restrictifs nous a beaucoup aidé et à suivit Minnie pendant 3 séances pour s’assurer du bon déroulement de la guérison. Il fut surpris de la résilience de Minnie. Il ne pensait pas qu’on arriverait à un résultat assez satisfaisant. Toutefois l’ORL n’avait pas coupé tous les freins restrictifs de Minnie, il faudra y retourner avant ses six ans pour son frein de lèvre. Cette fois ci je serai mieux accompagné. En tout cas une fois que l’on a des personnes formés, cela va mieux et on se sent plus soutenu. Le chiropracteur me donnait régulièrement des conseils par mail face aux difficultés que je pouvais rencontrés. Au bout d’un mois post frenectomie j’ai pu allaité Minnie de temps en temps sans bouts de seins, elle avait cinq mois ! Je l’ai habitué au fur et à mesure à ne plus que téter sans bouts de seins et à presque six mois, c’était chose faite ! Toutefois elle allait être gardé par une assistante maternelle et la question de quel contenant pour la nourrir se fut poser. J’ai opter pour une cup 360°, pas la meilleure option ,allez la aussi sur le site de Mamanlune mais c’était la seule avec laquelle l’assistante maternelle était confortable. Comme Minnie était pas experte encore au niveau de sa succion, elle m’a fait une petite confusion au tout début de l’utilisation de la cup mais à force de persévéré, à 7 mois et demi tout va pour le mieux ! Mon projet d’allaitement ne devait durer que six mois, mais à cet âge là elle commençait à peine à entrevoir ce que s’est que d’allaiter alors non je n’ai pas voulu la sevrer, maintenant notre aventure lactée continue et on décidera ensemble de quand elle prendra fin.

J’écris cet article pour faire en sorte que les enfants avec des freins restrictifs et leurs familles ne vivent pas aussi mal cette aventure car il y a de nombreux témoignages positifs ! J’écris aussi pour fermer ce chapitre douloureux et faire la paix avec cette histoire. J’ai longtemps culpabilisé d’être une mauvaise mère et puis j’ai appris que cela ne sera pas ma dernière erreur et que j’ai fait de mon mieux. Ce qui m’a beaucoup aidé c’est cette phrase que je me répétais sans cesse:

Tu es le parent idéal pour ton enfant

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